Fécondation In Vitro, science sans conscience ?
La fécondation in vitro (FIV), pratiquée depuis 1980, permet de pallier à certaines stérilités. La première étape de la FIV est la stimulation de l'ovulation pour obtenir plusieurs ovules qui sont prélevés hors du corps de la femme puis mis en contact avec des spermatozoïdes afin d'être fécondés. Ensuite, les embryons subissent un diagnostic pré-implantatoire (DPI) : ceux qui ne répondent à certains critères de "qualité" sont éliminés. Les 3 ou 4 qui présentent les meilleures qualités (absence de maladies, les parents pourraient aussi choisir le sexe, la couleur des yeux, des cheveux, le Q.I. de l'enfant... ) sont sélectionnés puis implantés sur la femme. Seulement l'un d'eux survivra, les autres seront éliminés. Les embryons non implantés sont congelés. Ils peuvent aussi devenir matériel expérimental. Pendant la grossesse, le diagnostic prénatal (DPN), permettra de vérifier une deuxième fois la qualité de l'enfant, et pourra conduire à une interruption volontaire de grossesse si elle est jugée insuffisante.
Tout dans le processus naturel de reproduction est organisé pour donner au nouvel être humain les meilleures chances de survie. Au contraire, lors d'une procréation médicalement assistée (PMA), l'embryon, qui est un être humain, n'est considéré que comme un objet au service de la satisfaction d'un projet formé par les parents. En effet, lors de chaque PMA, environ trente vies humaines sont sacrifiées pour parvenir à une seule naissance. Il faut savoir que la moitié des embryons ne survivra pas à la congélation, qui ne mène le plus souvent les autres embryons qu'à la mort.
Une femme seule peut recourir à l'insémination avec du sperme d'un donneur anonyme (IAD). Ce type de procréation revient à encourager les personnes seules à avoir des enfants, privant ainsi l'enfant de son droit fondamental à être élevé par un père et une mère.
L'enfant est considéré comme une matière, de plus ou moins bonne qualité. La preuve en est le nombre de vies humaines sacrifiées lors d'une FIV. Une femme souhaiterait-elle être enceinte si elle savait que son enfant a 5 % de chance seulement de voir le jour ? On répondra que la nature aussi produit des avortements, par exemple les fausses couches. Mais la grandeur de l'homme et de la médecine a été de réduire ce nombre d'échecs, et non de l'augmenter. Une mentalité eugéniste a été induite. L'enfant conçu sera supprimé s'il ne répond pas aux critères de qualité. N'est pas un eugénisme comparable à un génocide, qui consiste à éliminer ceux qui ne correspondent pas à des critères définis. Les progrès de la génétique pourront bientôt nous permettre d'identifier les caractères de l'individu sur les chromosomes, et ainsi connaître les caractères des embryons. Comment des parents pourront-ils ne pas avoir la tentation de choisir un enfant comme ils le veulent ?
Un enfant obtenu par une FIV rapporte environ 230 000 F aux praticiens,
qui sont bien sûr remboursés par la Sécurité
Sociale. La protection de la vie humaine a été supplantée
par des intérêts économiques. On comprend qu'il ne
mettent pas tout leur coeur à dénoncer ces pratiques.