Renaissance Sociale
8/10/00
 

Pour que grossesse ne rime plus avec détresse

Le départ du père, des pressions professionnelles, des difficultés financières, la crainte de se charger d'un enfant handicapé... On pourrait citer tant d'autres détresses qui acculent chaque année en France 230 000 mères à l'interruption de leur grossesse, soit 1 avortement pour 3 naissances.

Lors d'une interruption de grossesse, le produit de la fécondation, l'embryon, est éliminé. Mais qu'est-ce donc que cet embryon ? Les récentes découvertes scientifiques ont démontré avec certitude que c'est une nouvelle vie humaine, qui commence son développement dès sa conception pour ne l'achever qu'à la fin de la puberté, ayant acquis la capacité de se reproduire. L'embryon, unique au monde, est tout l'homme, et ses chromosomes renferment tout l'être de la nouvelle vie humaine : les caractéristiques physiques de la personne telles que la couleur des yeux ou les prédispositions intellectuelles, absolument tout, sauf ce que cette personne apprendra. Tout homme a commencé à n'être que cela, Einstein, Mozart, vous et moi.

Tout individu a droit à la vie : la  Déclaration des Droits de l'Homme rappelle ce principe fondamental de vie en société. L'IVG, en supprimant une vie humaine, va à l'encontre de ce droit.

Mais si de nombreuses mères hésitent à supprimer leur enfant, c'est à cause de détresses bien réelles, qu'il faut résoudre. De nombreuses associations proposent des structures d'accueil et de conseil pour les mères en difficulté qui hésitent à garder leur enfant. Le site internet de Sos Bébé recense ces associations qui apportent l'aide nécessaire pour mener à terme une grossesse difficile, procurant conseils, réconfort et aide financière aux futures mères.

Aujourd'hui, ayant recours au diagnostic prénatal, la mère peut apprendre avant la naissance que son enfant est handicapé physique ou mental. La tentation est grande de le supprimer car un enfant handicapé est une dure épreuve pour des parents. Mais on ne supprime pas la légitime douleur des parents en tuant un enfant. Tuerait-on un handicapé adulte ? Non. Pourquoi alors autoriser la suppression des handicapés avant leur naissance, si on la refuse après ? Les enfants handicapés sont capables d'émotion, d'amour et éprouvent du bonheur si on les aime. La mère d'un enfant trisomique témoigne : "J'ai appris à regarder nos enfants abîmés. Je tente de les comprendre. La vérité m'a prise au dépourvu : ils veulent vivre. Nous en arrivons à penser le contraire, parce que nous sommes égarés par la détresse où nous plongent ces destinées dont nous ne savons pas maîtriser les énigmes". Les maux des enfants handicapés sont lourds, mais leur plus grand malheur, c'est notre manque d'espérance. Un énorme effort doit être fait dans l'accueil des handicapés et dans le traitement des maladies génétiques. De nombreuses associations qui se consacrent aux handicapés, ont pour cela besoin de votre aide matérielle ou financière : la Fondation Jérôme Lejeune subventionne la recherche médicale sur les maladies de l'intelligence, A Bras Ouverts propose des sorties aux enfants handicapés...

Le viol est l'exemple le plus invoqué pour légitimer l'avortement. Mais les avortements pour viol ne représentent qu'une infime minorité des avortements, et de plus, seulement 1 viol sur 4000 donne suite à une grossesse. Et lorsque femme tombe enceinte, le petit qu'elle porte est totalement innocent du crime de son père. Aussi douloureuse que soit cette situation, comment pourrait-elle justifier un meurtre ? Il est toujours possible de confier le bébé à un couple prêt à l'accueillir avec amour.

Sous l'appellation trompeuse de contraception d'urgence, les pilules du lendemain quand elles agissent après la fécondation sont des abortifs, tout comme le stérilet : toutes ces techniques suppriment des vies humaines.
 

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